Un jour après l'autre...
Albynn
Il y a 3 semaines et 7 minutes
Vers 1h30 dans la nuit, alors bien au chauds, Ney et Ivanhault auront vu passer un Galen épuisé portant Albynn dans les vappes sur son dos, le laissant à l'infirmerie. Le lala trempé et malmené aura été changé et mis sous surveillance, la majorité des soins ayant déjà été prodigués. Où? Bonne question...
La Lumière du phare
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Partie de rien, ce n'était qu'une idée folle, improvisée, stupide. Elle était venue ici attendre Nazah, parce que Nazah aimait cet endroit. C'était sa façon à elle de soutenir sa championne, son officier, son amie ébranlée par une accumulation de choses que Kikyo ne savait pas forcément, elle ne se mêle jamais de la vie privée des autres à moins qu'on l'y invite explicitement.
Sans mot, adresse et sans indice elle n'avait eu que ce phare en Basse Noscea et un message sur le mémoquartz pour dire à la miqo'te qu'elle attendrait le temps qu'il faut.
C'est là que vint l'idée d'y rester, dix jours s'il le fallait. Par intermittence, bien sur, elle avait un mari et des enfants qui voulaient aussi voir leur mère en rentrant de l'école. Elle n'allait pas tout abandonner non plus. Comme les autres. Les autres qui apparurent au compte goutte. D'abord Galen, puis Da, Ney, puis Ri'leyh, puis Irdel... etc. L'une après l'autre, des tentes poussèrent sur le bord de la falaise et le gardien du phare ne pouvait que se gratter le haut du crâne, perplexe face à cette soudaine invasion d'aventuriers tranquilles. Tous ne restaient pas constamment : mandat, mission, épreuve, famille... Mais il s'établit dès cette nuit là une sorte de roulement naturel de sorte à ce qu'il y ai toujours quelqu'un sur place au cas où la miqo'te pointerait son nez.
Dix jours maximum à camper dehors, ensemble, ce n'était pas désagréable. Encore moins si c'est pour Nazah.

C'est à l'aube que les campeurs pourront trouver une Crépusculaire curieusement bien matinale. Le feu est déja ravivé et elle semble lire tranquillement en attendant le réveil des autres occupants des tentes. Une odeur de pain frais flotte dans l'air, même si l'air marin la rend un peu plus difficile à percevoir.
Irdel a visiblement fait un trajet matinal puisqu'en plus du pain, elle a ramené différentes confitures. Elle semble surveiller une petite bouilloire au dessus du feu, faisant chauffer de l'eau.

"Bonjour, bien dormi ?"
Irdel a visiblement fait un trajet matinal puisqu'en plus du pain, elle a ramené différentes confitures. Elle semble surveiller une petite bouilloire au dessus du feu, faisant chauffer de l'eau.

"Bonjour, bien dormi ?"
"Ma magie ? Ce n'est pas de la chance, c'est du talent."

Quelques minutes après Irdel, c'est Ney qui remonte le sentier avec un petit chariot à bras plein de provisions un peu plus consistantes et notamment de quoi permettre à Kikyo de faire des crêpes.
Et du café. Tout le monde sait qu'il s'agit du meilleur appât pour attirer la Nazah sauvage.
Cependant, il ne s'attarde pas.
Et du café. Tout le monde sait qu'il s'agit du meilleur appât pour attirer la Nazah sauvage.
Cependant, il ne s'attarde pas.

Da
Il y a 2 semaines et 6 jours
À défaut d'avoir ramené Nazah, le chant mélodieux du pot de confiture que l'on ouvre et l'odeur roborative du pain frais attirent un autre type de faune locale.
Surgissant toute ébouriffée du nid de bruyère où elle avait passée la nuit, une certaine Lalafelle s'est présentée pour réclamer des tartines avec la même énergie que si elle n'avait pas été nourrie depuis plusieurs jours. Il ne s'est agi, naturellement, que du premier petit déjeuner en attendant que les crêpes de m'dame Kikyo soient prêtes.
Temporairement repue, elle s'est ensuite éclipsée pour chercher un passage dans les rochers pour atteindre la mer et y prendre un bain matinal.
Surgissant toute ébouriffée du nid de bruyère où elle avait passée la nuit, une certaine Lalafelle s'est présentée pour réclamer des tartines avec la même énergie que si elle n'avait pas été nourrie depuis plusieurs jours. Il ne s'est agi, naturellement, que du premier petit déjeuner en attendant que les crêpes de m'dame Kikyo soient prêtes.
Temporairement repue, elle s'est ensuite éclipsée pour chercher un passage dans les rochers pour atteindre la mer et y prendre un bain matinal.
Wendy S.
Il y a 2 semaines et 1 jour
La Belle et le Jambon
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Ô Princesse, quand reviendrez-vous ?
Il n’est point de parfum plus inquiétant pour un groin exercé que celui de quelqu’un qui n’est plus là. Depuis plusieurs jours déjà, je surveillais les signes. Et nul ne disparaît de mon royaume sans que mon groin n’en soit averti.
Ma première ronde me mena devant les appartements du Mage Ulysse.

La porte était close. Encore.
Je demeurai devant elle, droit et fier, autant que peut l’être un porc dont le ventre se situe à quelques pouces seulement du sol.
De l’autre côté vivait désormais le Mage comme s'il était prisonnier de sa propre tour.
Il y dormait. Il y travaillait avec Pythéas. Il y mangeait les mets préparés par mon Petit Champion. Il pouvait même rejoindre la salle d’eau sans avoir à franchir le seuil. Voilà plusieurs jours qu’il n’avait presque plus besoin de quitter sa chambre.
Cette situation était suspecte. Mais si mon propre chevalier ne parvenait point à résoudre ce mystère, que pouvais-je espérer accomplir avec quatre sabots et aucune connaissance des arcanes ? Je ne sus comment les aider dans leurs travaux.
Un homme qui dispose à la fois d’un lit, de nourriture et d’un accès à l’eau n’a, en vérité, plus grand-chose qui puisse l’attirer vers le monde extérieur. À l’exception peut-être d’un bon pâté.
Je collai mon groin contre la porte. Je reniflai.
Ulysse. Pythéas. Théolin. Papier. Encre. Un reste de nourriture. Fatigue. Inquiétude.
Mais point de Wendy en ce lieu.
Ma quête me conduisit alors vers un lieu que je connaissais bien. La chambre de Princesse Wendy. L'endroit était toujours riche de nouvelles odeurs. Sa majesté en jupe et moi avons cela en commun d'apprécier de renifler des parfums nouveaux. Même si les odeurs de ses savons, ses huiles et ses crémés sont délicieuses, j'ai appris à mes dépends qu'elles étaient piégeuses car rien de tout cela n'avait trés bon goût.

Tout était là. Ses vêtements en boule, un lit de fortune toujours trés confortable. Ses cartes à jouer, ses livres encore ouvert à la même page qu'il y a des semaines. Le petit rectangle plat lumineux et sa machine sur laquelle elle passait parfois des heures à pianoter les touches sont toujours au même endroit, eux aussi.
Rien n’avait bougé.
Et c’était précisément là le problème.
Je reniflai encore... Je sentais son odeur, mais elle était lointaine, elle s'effaçait déjà.
Je levai brusquement le groin. L’odeur de Princesse Wendy n’était plus fraîche. Elle avait quitté les couloirs. Elle disparaissait des tissus.
Elle s’amenuisait jusque dans sa propre chambre, comme le parfum d’un rôti lorsque l’on arrive beaucoup trop tard au banquet.
Mon petit cœur de cochon se serra. Cela faisait trop longtemps. Bien trop longtemps.
Je parcourus la pièce de fond en comble. Sous le lit. Derrière les meubles. Près du panier.
Je songeai même à vérifier dans un coffre.
Puis je me rappelai que je n’avais pas de mains. Une entrave scandaleuse à l'exercice de la chevalerie.
De toute façon, c'était un coin qui ne pouvait raisonnablement contenir aucun humain mais qui méritait tout de même inspection.
Mais il fallait se rendre à l’évidence.
Princesse Wendy avait disparu. Et nul ne semblait encore mesurer l’étendue du désastre. Il me fallait des renforts. Ou, à défaut, des provisions.
Le destin choisit les deux.
Ma route me mena jusqu’aux appartements de Dame Liann.

La navigatrice n’avait toujours point achevé son installation. Des caisses demeuraient ici.
Des objets déposés là par hasard. Quelques affaires semblaient encore hésiter quant au royaume auquel elles appartenaient.
La chambre elle-même se trouvait donc dans un état juridique complexe.
Puis je le sentis.
Pain. Salade. Poisson. Oeuf. Sandwich. Et surtout...mayonnaise. Mmmh, elle avait tourné depuis quelques jours déjà, comme je la préfére. A deux sabots de devenir du fromage.
Je m’immobilisai. Mon groin frémit.
Il se trouvait là. Abandonné. Sans défense. Exposé aux dangers du monde.
Je connaissais les lois. Voler est mal. Messire Théolin me l’avait appris.
Mais je connaissais également les subtilités de la propriété...
Si Liann n’avait pas complètement emménagé dans cette chambre, alors cette chambre n’était pas encore complètement celle de Liann.
Et si cette chambre n’était pas complètement celle de Liann…Le sandwich qui s’y trouvait ne pouvait raisonnablement être complètement le sien.
La justice était formelle.
Je mangeai la pièce à conviction.
Je quittai les lieux peu après, rassasié et juridiquement irréprochable.
La quête pouvait reprendre.
Je descendis vers les cuisines.

Là se trouvait Messire Théolin. Mon complice fidèle et héros. Mon fournisseur principal de nourriture.
Il cuisinait. Encore. Je le sentis avant même de le voir.
Herbes. Bouillon. Légumes. Un peu de viande de dodo. Fatigue.
Et cette inquiétude particulière qui, chez Théolin, sent presque autant que le thym lorsqu’il en met trop dans la marmite.
Il préparait à manger pour lui et Ulysse.
Je l’observai depuis le seuil.
J’aurais pu lui demander de l’aide.
Enfin…J’aurais pu grogner longuement devant lui, tourner trois fois autour de ses jambes puis courir vers la chambre de Wendy en espérant qu’il comprenne.
Ce qui, dans mon expérience, constitue la forme de communication la plus sophistiquée dont soient capables les humains. Mais Théolin n’aimait point Princesse Wendy. Il la trouvait frivole, bruyante et folle. C'était peine perdue.
Je savais cela.
Moi, Caporal, je savais bien des choses.
Je sais reconnaître une saucisse cuite d’une saucisse crue.
Et je sais également que Messire Théolin se trompait au sujet de Wendy.
Car Wendy m’aimait et je lui rendais bien. Mon groin contre sa joue la faisait toujours rire. Elle me caressait. Elle me parlait... plus souvent que lui depuis qu'Ulysse était revenu dans sa vie d'ailleurs. Elle me donnait parfois à manger. Elle m'a même cousu un pyjama de rechange. Les preuves de sa noblesse étaient donc irréfutable.
Mais mon Petit Champion avait déjà fort à faire. Ulysse souffrait de maux qui m'étaient étranger et mon paladin devait veiller sur lui et son assistant sans poésie.
Ney, le druide aux longues oreilles lui non plus, n’était toujours pas revenu de sa mission. Encore cette sombre affaire de tableaux qui occupait tant de monde. C'était bien dommage, car je préférais sa cuisine à celle d'Ishgard.
Je quittai donc les cuisines sans déranger Théolin.
Le Royaume avait besoin de moi. Ma Princesse Wendy avait besoin de moi. Je pris la direction de l'Escale de l'autre coté du quartier.
Et mon estomac, pour une fois, était suffisamment plein pour envisager une expédition.
J’y trouverais forcément quelqu’un.
Des aventuriers y vivaient. Des guerriers. Des mages. Des savants. Des gens capables d’affronter des créatures hautes comme des maisons et de survivre à des catastrophes dont le nom comporte souvent beaucoup trop de syllabes.
Retrouver une seule Wendy ne devait guère leur poser de difficulté.
Hélas.
Lorsque j’arrivai…Personne. Ou plutôt : personne de disponible. Les uns étaient partis. Les autres enquêtaient.
Tous semblaient encore absorbés par cette maudite affaire de tableaux. Je reniflai les alentours.
Bois. Pierre. Mer. Bière. Café. Fleurs. Chocobo. Joie.. Inquiétude. De la colère...? Cela était nouveau, et restait solidement collé aux planches de l'escalier qui menait aux appartements de la Reine.
Pas de Wendy. Je ressortais alors... Je commençais à craindre le pire.
Puis une odeur particulière atteignit mon groin.
Métal chaud. Huile. Un soupçon de poussière. Et aucune de nourriture.
Une créature profondément étrange.
Je tournai la tête.

L'humaine en armure se tenait là, dans Brumée. Je l'avais déjà croisé lors de mes aller-retour dans ce quartier. Elle était toujours si... calme.
Je n’avais jamais tout à fait su ce que je pensais de PAM. Elle ne sentait ni l’humain, ni l’animal. Elle ne mangeait point. Elle ne produisait aucune miette et ses caresses étaient peu agréables. Une existence singulière. À sa façon, elle me semblait être une sorte de paladin. Un paladin de métal, certes, issu sans doute d’un royaume lointain où les chevaliers avaient renoncé aux capes, aux chocobo et, plus inquiétant encore, aux repas.
Mais elle était là. Et surtout…Elle était disponible. Comme à chaque fois que je la croisais dans les environs.
PAM s’accroupit devant moi.
Son étrange visage aux grands yeux se tourna dans ma direction.
Je m’approchai. Je tournai autour d’elle. Je revins. Je tirai légèrement sur son doigt avec les dents.
Puis je partis en direction du chemin. Je m’arrêtai. Je me retournai.
PAM n’avait point bougé. Alors je revins.
Grouik. GROUIK !
Je repartis vers la maison.
Puis revins vers PAM.
Je repartis. Je revins encore. Je regardai la regardai intensément.
Par les Saintes Saucisses du Banquet Éternel… Elle ne me suivait pas.
Il allait falloir tout reprendre depuis le début. Elle ne semblait pas plus doué pour communiquer avec moi que les autres humains, quelque soit ses origines. Mais je ne céderai point. Sans aide, jamais je ne retrouverai ma Princesse.
Je suis Caporal Grouik. Garde-flair du Juste Jambon du Destin.
Et désormais…Chercheur officiel de Princesse Wendy.
Même si je devais expliquer ma quête à PAM grognement après grognement.
Même si nous devions fouiller chaque pièce, chaque couloir et chaque garde-manger de Brumée.
Même si, chemin faisant, certains sandwiches devaient être sacrifiés pour maintenir mes forces.
Je la retrouverais.
Car tant qu’il resterait une seule trace de son odeur dans ce royaume…
Mon groin la suivrait.

13ème soleil d'Azeyma
Ivanhault est sorti tard dans la nuit, à l'heure où les étoiles se découvrent et pointent entre les nuages. Ceux qui dans l'Escale ont l'habitude de s'éveiller au chant du coq l'auront croisé tandis qu'il regagnait ses quartiers de son pas mesuré et silencieux, dans la discrétion des gens qui ne souhaitent pas éveiller la maisonnée.
Il n’y sera toutefois pas demeuré bien longtemps ; après tout au plus quelques heures de repos, il est reparti à la mi-journée couvert d'un manteau doublé capable d'affronter le froid ishgardais son habituel sextant accroché à la ceinture et le reste des instruments de mesure avec lesquels il travaille d'ordinaire entassés dans une sacoche.
Un mot laissé en évidenc, a été rédigé de son écriture précise, aux hautes lettres bouclées, arrogantes et rouges.
Je serai au collège d’Astromancie, à Ishgard.
Iv. T.
Quelques jours plus tôt...
- C'est bon, tu es prêt à partir ? Si on part maintenant on arrivera à Crachesol en un rien de temps.
- Meleth... ça te dérange si je reporte un peu mon départ ? ...J'ai besoin de voir quelque chose.


Nous quatre, sur le pont, à parler d'avenir.
"J'ai le sentiment de sortir d'une longue période d'apnée.""Moi, j'ai mes quêtes personnelles à mettre en œuvre."
"Ça se stabilise petit à petit, ça va le faire."
"A notre retour, nous réunirons tout le monde."

Yulia Iriq
Il y a 1 semaine et 5 jours
Une perle aura été déposée sur le bureau de Kikyo (ou devant la porte si c'est fermé.), en soirée, profitant du vide général du bâtiment. Les quelques employés auront certainement reconnu qui est passée tardivement.



