Chargement en cours, veuillez patienter

L'Elissomaï

Accueil > Forum > Mandats & Quêtes > L'Elissomaï
Liann Il y a 4 mois et 6 jours


Le message était arrivé au matin, scellé du cachet du Studium. Une mission mineure, disaient-ils. Une opération de restitution, simple et rapide. De bons choix de mots quand on veut qu’un problème paraisse anodin. Le parchemin sentait encore les embruns, le sel et la cire. Les odeurs du port. Et déjà, quelque chose clochait.

“Une cargaison disparue. Un dossier ancien, discrétion demandée. Rien d’extraordinaire, juste quelques papiers à retrouver.”

Rien d’extraordinaire. Sauf qu’on ne convoque pas une glaneuse agréée pour fouiller des tiroirs.
Et encore moins quand la moitié du dépôt concerné est partie en fumée la veille.


Rapport d'enquête : L'incendie de l'entrepôt, Elissomaï, Archipel de Sharlayan.

Tout a commencé avec une simple lettre adressée à une simple Glaneuse (moi).

Une mission de restitution : fouiller un entrepôt, récupérer tout ce qui fait référence à des instructions qui devaient être données sur place.

Le commanditaire, Chambelartin Lesvoiles, était le directeur logistique de ce grand parc de recherche : l’Elissomaï.

Situé sur une île de l’archipel de Sharlayan, c’est un grand centre en briques rouges, recouvert d’un toit bleu qui lui sert de grande serre chauffante. C’est parsemé de petits ateliers, de laboratoires en accès libre, et probablement plein d’autres laboratoires plus fermés et privés, coincés entre quatre murs. L’un d’entre eux, le Laboratoire de Néthés, semble sortir du lot, dans les papiers qu’on a récupérés. J’y reviendrai.

Ce qu’il faut retenir de mon introduction à ce rapport, c’est que peu de temps après avoir reçu cette lettre, j’ai appris que l’entrepôt en question avait brûlé. Incendié. Chambelartin Lesvoiles en est mort, asphyxié par la fumée après avoir tenté de limiter les dégâts. À partir de là, on n’en savait pas plus, avant de se rendre sur place. J’ai alors demandé à Ivanhault, en connaissance de son projet personnel de créer un bureau d’enquête, de monter une équipe pour venir avec moi. C’était dans les instructions de monsieur Lesvoiles : monter une équipe discrète. Il ne voulait pas que tout s’ébruite et je commençais déjà à comprendre pourquoi.

J’ai posé le Nomade dans l’aérogare de l’Elissomaï, qui donne directement accès à la passerelle qui parcourt tout le toit bleu. On était juste en dessous du verre bleuté, chauffé à même la source, et ça se sentait. Curieusement, les lieux étaient plutôt vides. Personne ne nous a empêchés de débarquer, et personne n’est venu nous accueillir. On a dû se rendre à l’entrepôt nous-mêmes. Heureusement, c’était juste à côté, et l’incendie a rendu l’endroit assez reconnaissable.

Une fois devant, l’accès était barré par des bandeaux, typiques de ceux d’une enquête sharlayanaise, j’imagine : “Enquête en cours, ne pas dépasser”, en bleu sur fond blanc. Nazah a tenté de passer par dessous-dessus, mais j’ai préféré l’en empêcher. J’ai été mandatée en tant que Glaneuse et j’ai une réputation à entretenir, j'imagine. Je crois que c’est Isarmaux qui a ensuite haussé la voix pour interpeller de possibles gardes ? Il a eu raison. Aussitôt, deux gardes ont accouru. Enfin, une, l’autre traînait derrière, moins motivé que sa collègue.

Après avoir fait part de nos motivations, c’est-à-dire une lettre écrite par la victime, l’officier Canelli s’est empressée d’aller chercher son supérieur. L’officier Tristannain, qui ne s’attendait pas à avoir du travail à faire ce soir, nous a tant bien que mal escortés vers la salle de garde, avant de nous y enfermer. Je crois qu’il n’avait vraiment pas envie de bosser.

Au bout de quelques minutes, c’est l’enquêteur en chef, Samuelain Vimaire, qui est arrivé à notre rencontre. Un type un peu sévère, toujours le cigare aux lèvres. On sent qu’il est enquêteur : le moindre regard donne l’impression qu’il vous analyse. Il nous a expliqué sa situation après que l’on a expliqué la nôtre. En manque de bras, et nous faisant confiance, il a accepté de nous laisser l’aider. En gros, il n’a aucune idée de ce qu’il s’est passé, si ce n’est que c’est un incendie criminel et qu’il y a anguille sous roche. Mais d’ici demain matin (au moment de notre visite) l’enquête serait bouclée et il ne pourrait rien faire de plus.

Alors, on a enquêté.

Notre but : trouver ce qu’on devait chercher. Et à notre disposition : un entrepôt bien trop gros pour notre groupe, le bureau de Chambelartin, et la morgue. Nous-mêmes, nous passions la nuit dans la salle de garde pour faire sens de nos trouvailles. Je vais diviser notre enquête en trois lieux et résumerai avec la conclusion de monsieur Samuelain. Voici le plan des lieux (la morgue n’y figure pas).



La morgue : Je vais écrire rapidement ce passage, pour faire simple. Monsieur Isarmaux a analysé le corps de Chambelartin qui s’y trouvait. Il est en effet mort à cause de l’incendie, asphyxié par la fumée. Les doigts brûlés, les poumons noircis : il a tenté de sauver des archives qui étaient clairement ciblées par les flammes. Il n’y avait rien de particulier à voir. Je crois qu’il n’était même pas ciblé lui-même. C’est uniquement sa volonté de gérer l’incendie qui a eu raison de lui, car il avait tout le temps de sortir quand les flammes ont commencé à prendre. En fouillant ses affaires, on a retrouvé des documents : une liste d’archives conservées, d’après les écrits, dans des sections de A à E. Le directeur cherchait donc vraiment les archives lui aussi et avait demandé une aide extérieure. Il enquêtait (je pense que ce détail est important).

Le bureau de Chambelartin : On a aussi fouillé le bureau, donc. Quila a forcé des tiroirs, Isarmaux a caressé des reliefs secrets, et Nazah a soulevé des tapis. On y a trouvé le reste de la liste des archives. Finalement, on avait une liste complète de ce qu’il y avait à retrouver. Ça, et quelques documents qui prouvent une fois de plus qu’il commençait lui-même à chercher des réponses. Il a noté la présence d’un faux bon de chargement et sa lettre originale, qui m’était destinée, était différente. Elle y mentionnait plus de détails.

L’entrepôt incendié : Wendy avait eu la bonne idée de prendre les plans de l’entrepôt. Grâce à elle, on a pu noter clairement nos observations. Pour commencer, on devait faire sens de la classification des archives. Chaque rayon était noté de “A” à… juste après “T” puis découpé de A à E. En fait, c’était noté des vingt premières lettres de l’alphabet sharlayanai, puis redécoupé. Ensuite, on a observé les dégâts. Les rayons étaient presque tous brûlés, avec plusieurs points de départ incendiaire qui prouvent l’aspect criminel. Finalement, la carte ressemblait à ça :



A noter que le rayon "C" est en réalité un O pour "Théta" mais l'incendie l'avait modifié. On y a passé la nuit. De café en café, d’allers-retours en allers-retours, on a ramené un à un chaque document, les cochant l’un après l’autre sur la liste. Ce n’est que vers quatre ou cinq heures que l’on avait enfin la liste entière pour faire sens de tout ça.

Si vous êtes curieux de deviner ce qu'il s'est passé, ne lisez pas la suite, car elle paraphrase le résumé de monsieur Samuelain. Posez-vous juste cette question : Que cherchait Chambelartin, d'après vous ?

Capitaine Forgrenn.


[Les documents sont accessibles ici : https://tinyurl.com/yjusaepm ]

Résumé de l'affaire, par Samuelain Vimaire.

Spoiler : cliquez pour afficherLa vérité, c’est que tout s’est joué sur une poignée de minutes et une lettre envoyée trop tard.

Chambelartin et le professeur Ildarénain avaient les mains liées : les rapports du Comité 0 affolaient le Studium, et l’autorisation du projet allait leur glisser entre les doigts. Ils devaient absolument tester le calibrage avant la fin de la lune, quoi qu’il en coûte. Chambelartin l’a écrit noir sur blanc :
Peu importe les protocoles : il faut des résultats mesurables.

Le plan était simple : transférer 0-42 sur le C-315 Théogonies, un navire plus neuf, plus sûr, et surtout officiellement prévu comme remplaçant du Coryphée. S’ils perdaient du temps, l’autorisation tombait.

Sauf que Myrrah, la capitaine du C-315, a jeté un pavé dans la mare : elle a refusé net. La cargaison vibrait trop, émettait une lueur mauvaise. “Je ne l’embarquerai pas”, avait-elle dit.

À partir de là, tout a dérapé.

Le C-315 refusé, la tempête approchant, les autorisations expiraient à vue d’œil. Le Comité exigeait des résultats, pas des états d’âme. Alors dans le port, face à la mer grise et aux minutes qui s’échappaient comme du sable entre les doigts, Chambelartin a choisi la seule option encore debout : recharger 0-42 sur son navire d’origine, le C-314 Coryphée.
Un navire qui, sur le papier, avait déjà été remplacé.

Un navire qui n’aurait jamais dû encore porter un scellé Θ.

Mais dans l’urgence, avec l’autorisation en train de mourir, il restait le dernier fusible.
Entre perdre des mois de travail, ou risquer un appareillage nocturne hors protocole, Chambelartin a choisi. On sait comment ça s’est terminé.

La duplication d’autorisation dans les registres, le départ dans la brume, la seconde silhouette qui suit comme un mauvais rêve, et enfin le Coryphée qui disparaît avec Θ-42, avalé par la nuit.

Au final, c’est simple :
Le C-314 a appareillé parce qu’il n’y avait plus personne d’assez fou pour prendre sa place.
Et ceux qui ont voulu forcer la main au destin l’ont payé.

Une dernière question se pose, non ? C’est quoi, ce foutu projet ?
Nous voila désormais avec une affaire encore plus vaste sur les bras …

Spoiler : cliquez pour afficherHRP : ces documents ont été mis à la disposition de l'Escale, dans une volonté de laisser les intéressés participer à la "campagne", qui sera avant tout une enquête. Il n'y a pas encore de suite directe prévue. Les documents sont disponibles en RP, une réunion devrait être organisée en pour se réunir, mais en attendant, il est de votre initiative, si le projet vous intéresse, de vous mettre à jour et d'aller questionner ou observer des gens et des bidules ! Aussi, et détail important pour les futurs participants, je ne peux pas gérer 20 joueurs d'un coup sur une campagne, surtout ma première, donc pour mon confort, je pense limiter à une "équipe complète" (donc 7+moi), soyez sûrs d'être intéressé par les enquêtes. Imaginez un jdr Cthulhu, plus qu'un D&D.
Liann Il y a 4 mois et 6 jours
Pour les intéressés, j'ai sept permis à distribuer. Malheureusement, l'accès a l'Elissomaï est encore plus compliqué depuis qu'un aéronef s'y soit posé le lendemain d'un incendie criminel. Maintenant que l'enquête est officiellement lancée, il est obligatoire de posséder ces petits documents pour venir y enquêter.



A noter que les archives retrouvées sur place sont conservées à l'Escale, Ivanhault les y a déposé. Vous n'aurez pas besoin de ces permis pour les consulter.
Quila Haamir Il y a 4 mois et 6 jours
J'aimerai continuer l'enquête ! Elle ma intriguée !
Liann Il y a 1 mois et 6 jours
L’enquête relie plusieurs éléments :

- La disparition du navire C-314 Coryphée
- La disparition du chercheur Ildarénain Ménartin
- Le Cercle de Néthés, groupe de réflexion aux travaux sensibles (éthérologie expérimentale, théologie appliquée, arcanisme).
- Des capitaines potentiellement liés.

Les archives officielles sont en grande partie classifiées ou restreintes.

État des pistes

Capitaine Myrrah (Théogonies)
- Chercher dans les milieux informels (rades, réseaux pirates).

Capitaine Varendan Sallier (Isarim)
- Se rendre à Thavnair pour intercepter Sallier lors de son escale.

Ildarénain Ménartin
- Associé au Cercle de Néthés.
- Travaux confidentiels.
- Disparu le soir même de la disparition du Coryphée.
- Aucun ouvrage publié.
- Sujets sensibles :
    - Éthérologie expérimentale
    - Théologie appliquée
    - Arcanisme expérimental

Cercle de Néthés
- Fondé par Faraloix Néthés

Autres membres connus :
- Chamberlatin Lesvoiles (décédé)

Priorités actuelles (décisions prises) :

1. Rencontrer Varendan Sallier à Thavnair.

2. Retrouver la capitaine Myrrah.

Hypothèses en cours

- Le Coryphée transportait peut-être un projet lié aux recherches du Cercle.
- Ménartin pourrait être :
    - Soit victime,
    - Soit complice,
    - Soit porteur d’une découverte sensible.
- Myrrah pourrait avoir transporté quelque chose ou quelqu’un lié à l’affaire.
- Sallier pourrait détenir des informations logistiques cruciales.
Quila Haamir Il y a 2 semaines et 2 jours
SALLIER.




Rencontre avec le capitaine Sallier :

Nous avons été rejoindre le lieu où Sallier faisait escale à Thavnair, où nous avons découvert Sallier dans une sorte de transe, ils ont essayé de nous faire le tuer !

Qui ? :
Des hommes et femmes habillés d'une toge mauve et d'un masque triste. Les vêtements sous la toge sont apparemment sharlayanais.

Comment :
Une gigantesque illusion a tenté de nous faire peur, de nous contrôler nous aussi par la pensée et a même réussi à enlever l'envie de se battre d'Eizen. Nous avons trouvé une pierre sur eux, visiblement elle était magique et je pense qu'elle aurait permis toutes ces illusions ainsi que le contrôle des émotions.

Ce que nous avons appris :
Il transportait l'unité de confinement du "projet", cependant la leur était endommagée. Les pierres censées être mauve-violettes proviennent d'un "prisme" que la caisse était censée confiner. Il nous a aussi expliqué que le prisme est fait pour recevoir des choses, mais que cette fois, il était déjà chargé, ce qui d'après lui "ne fait aucun sens". Il confirme aussi que les livraisons se faisaient en mer quand ils étaient pressés.

En conclusion :
Sallier confirme qu'il devait transporter des caisses pour un projet, les caisses contiennent des prismes non chargés, sauf notre 0-42. Il confirme aussi que les cultistes qui nous ont attaqués avaient les morceaux du prisme.
Liann Il y a 1 semaine et 2 jours
Une lettre vient s'ajouter au dossier, elle semble venir de Samuelain :

Je constate que l'enquête continue. C'est bien.

J'ai eu vent de votre petite altercation à Bainganee. Les autorités locales et le capitaine Sallier nous ont remonté l'incident. J'aurais aimé que cela vienne de vous, cela étant dit.

Mais bon sang, des cultistes ? Les quatre corps que vous avez laissés derrière ont été identifiés. Il s'agissait bien de membres de l'équipage du Coryphée. Il semblerait qu'ils n'étaient pas encore morts, et on peut s'attendre à ce que le reste se cache quelque part. Je ne sais pas par quelle folie des chercheurs et des scientifiques sharlayanais ont décidé de s'en prendre à des innocents et de couvrir les traces d'un projet secret par de tels moyens, mais il est clair que leur éther a été modifié.

Mes équipes parlent même d'une forme de subjugation. J'aimerais aussi avoir un exemplaire de ces cristaux que vous avez trouvés. Je pense pouvoir accéder aux dossiers si je me présente enfin avec la preuve que ces prismes existent réellement. Les langues commencent déjà à se délier, avec un tel foutoir.

Soyez prudents.

S. V.
Ulysse Pastreviel Il y a 5 jours et 20 heures
Limsa Lominsa, le 22ème jour de la 2ème lune astrale

Abstract : On a tout déchiré ! Le capitaine Myrrah a été retrouvé et nous a confié son histoire ainsi que le journal du seul survivant du Coryphées.

Récit des événements :
Coster était d'un naturel et d'une aisance troublants alors que nous nous rendions dans une sorte de taverne clandestine de Limsa Lominsa fréquentée par pirates et chasseurs de primes. Votre serviteur, affublé pour l'occasion du pseudonyme de "Roberto", s'est également, je crois, fondu parfaitement parmi les malandrins. Je vous passe tous les détails qui, bien que formidables, n'apporteraient rien à notre enquête mais sachez juste que c'était épique ! Tableau avec des têtes mises à prix, "boss" local patibulaire, vendeur d'armes de contrebande. Tout était exactement comme je l'espérais et même mieux.
Mon déguisement devait être convainquant car nous n'avons absolument pas éveillé de soupçons. Terrechant m'ayant enjoint d'apprendre à tricher aux cartes pour ne plus perdre de petites fortunes à des tables peu honnêtes, j'ai laissé Coster affronter seul la partie tripot des lieux. Grâce à un jeu habile, il a pu obtenir des informations corroborant celles que j'ai pensé déduire d'une annonce épinglée au tableau des primes. Aussitôt convaincus que notre piste était la bonne, nous nous sommes mis en route pour la cachette de celle que nous espérions être le capitaine Myrrah.

Bonne pioche. Nous l'avons trouvée mais elle nous a accueilli fusil à la main et sur un terrain miné. De toute évidence, elle craignait pour sa vie et non sans raison. Après l'avoir convaincue de notre bonne foi, elle a consenti à nous laisser entrer chez elle et nous a livré ce qu'elle savait de l'affaire qui nous occupe.

Tout commence, comme nous le savions, avec le Cercle de Néthés dont était membres notamment Lesvoiles et Ménartin. Leur préoccupation première tenait dans l'interrogation suivant : "Puisque la volonté, l'intention permet de façonner l'éther, est-ce que l'éther garde trace de cette volonté ?". Dans le but de comprendre et de rationnaliser l'impact de la foi sur la magie, ils ont créé des cristaux purs, sans aspectation élémentaire, qu'ils ont appelé Prismes. Ces prismes, au nombrede huit, devaient "contenir" chacun une émotion (rage, tristesse, extase, ...).
Leurs résultats étant trop faibles dans des conditions de laboratoire, les chercheurs ont eu l'idée de soumettre les prismes au chaos apparent et surtout aux fortes influences des courants marins afin de voir si cela pourrait les stimuler et permettre d'identifier une réponse nette. On a donc affrété des navires afin de les immerger et de les monitorer.

Parmi les huit prismes, il en est un qui eut un comportement particulièrement notable. Il est aujourd'hui appelé, par les cultistes ayant attaqué Quila et son groupe, la "Larme de Néthés". Devinez quoi ? Il s'agit évidemment de la cargaison Théta-42. Ce dernier, contrairement aux autres, pulse en permanence. Là où les autres semblent pouvoir éventuellement émettre un signal en réponse à un stimulus extérieur, le Théta-42 semble produire un signal de manière autonome. Deux hypothèses furent avancées : soit il est doté d'une conscience propre, soit il répond à un signal venu d'ailleurs dont nous ignorons tout.
L'autre élément important que j'ai pu noter dans le récit du capitaine Myrrah est que ce Prisme était changeant et capable de faire ressentir à quiconque s'en approche des émotions qui lui sont étrangères comme s'il s'agissait des siennes. Citant son propre exemple, elle nous a raconté avoir ressenti une profonde angoisse à son approche, mais une angoisse qui n'était la pas la sienne.
Enfin, dernier élément mais pas des moindres, Myrrah nous a confié le journal du seul survivant du Coryphées. Il contient un récit plutôt détaillé ainsi qu'une carte. Nous pourrions peut-être retrouver l'épave du Coryphées et la larme de Néthés grâce à lui. Compte tenu de la chasse que les cultistes donnent à tous ceux qui s'approchent de cette affaire, et sans pouvoir déterminer à quel point leur influence est importante à Sharlayan, j'ai pris la décision de placer le journal sous scellé dans les entrailles de l'Escale où il sera, je l'espère, en sécurité.

U.P.

NB: Soyez très prudents, nous sommes clairement tous menacés aujourd'hui pour avoir mis notre nez dans cette affaire. Je m'en vais immédiatement contacter Vimaire pour lui demander de mettre Myrrah en sécurité.

A consulter sur place à l'Escale :

Journal de Rothan Merle

Utilisation des données

Nos partenaires et nous-mêmes utilisons différentes technologies, telles que les cookies, pour personnaliser les contenus et les publicités, proposer des fonctionnalités sur les réseaux sociaux et analyser le trafic. Utilisez les boutons pour donner votre accord ou refuser.