Un jour après l'autre...
Dans la glacière, Ney a laissé quelques zéfirs, pour ceux qui n'avaient pas pu être présents, la veille, dont une portion, spécialement adressée à Galen à qui il sait que ces friandises faisaient envie.

"Reposez-vous, le sermon viendra plus tard."

Rentrée bien tard cette nuit-là à Ten no Tsuki, Kikyo était épuisée mais si elle monta dans sa chambre ce ne fut pas pour se coucher tout de suite. Certaines urgences devaient être traitées avant de rejoindre le lit conjugal. Elle n'en cacha rien à son mari, bien sur, tout ce qui pouvait concerner Yanxia le concernait mais elle ne put dire que ce qu'elle savait en même temps qu'elle écrivait pour la milice du Quartier Enclavé.
Dans sa quête pour rencontrer un zuiju capable d’exaucer son vœu, Prima avait croisé la route d'un groupe de personnes d'origine inconnue. Des orientaux, mais pas des yanxiens ni des hingans ; peut-être une communauté isolée dans les montagnes mais qu'importe. Bien que leurs confrontations multiples se soient soldées dans une paix relative, il paraissait évident aux yeux de Kikyo que ces gens étaient prêts à tout au nom de leur cause et que le désespoir -défini comme tel- ressenti à leur récent échec pourrait les faire renoncer comme il pourrait les pousser à des actions bien plus extrêmes et ailleurs que dans une montagne isolée. Ils avaient tout de même été jusqu'à la tentative d'assassinat.
Prima les avait laissé partir, qu'aurait-elle pu faire d'autre de toute façon dans son état. Mais la domienne ne pouvait s'en contenter.
"Je pense sincèrement qu'ils sont rentrés chez eux à présent" avait confessé Quila, optimiste comme toujours.
"Je ne miserais pas sur vos seules certitudes" avait répondu Kikyo, plus froidement qu'elle l'aurait voulu. "Il me semble que dès l'instant où votre quête personnelle vous a fait croiser la route d'une faction étrangère infiltrée sur le territoire Yanxien et potentiellement dangereuse pour vous comme pour des civils qu'ils auraient pu rencontrer, la moindre des choses aurait été de m'en faire part."
Ivanhault l'avait trouvée dure, avait remit sur le tapis la liberté de circuler des aventuriers et l'influence d'Akira ce qui l'avait agacée un peu plus encore, les filles en avaient fait les frais bien qu'elle se soit calmée. Elle termina son courrier de signalement avant de sceller la lettre et de la confier à Akio, ainsi qu'elle le faisait souvent lorsqu'une information sensible devait être transmise.
"Vas, aussi vite que tu pourras. Si ces individus sont encore à Yanxia il ne faut pas les perdre de vue."
Après le départ de son compagnon, elle se tourna vers le lit et se leva. Si une part d'elle était malgré tout un peu fière de la façon dont Prima avait su gérer l'imprévu sans que cela tourne au bain de sang, la colère était pour l'instant dominante malgré leurs excuses et ne retomberait sans doute pas tant qu'elle n'aurait la certitude absolue qu'aucune retombée ne viendrait reproduire l'échec de Kozama'uka.

Une soirée à la Coupe

"C'est donc ici le nouveau secteur en vogue... pour l'instant."

Wendy S.
Il y a 1 semaine et 1 jour
Mission de Sauvetage : Caporal au Rapport !
Ce matin-là n’était point semblable aux autres matins.
Dès les premières lueurs, alors que le monde sommeillait encore sous son voile de rosée, je fus saisi par un trouble ancien. Une inquiétude sourde. Un frisson dans le jambon. Quelque chose, quelque part, avait rompu l’ordre fragile du royaume.
D’abord, je crus que mon Petit Champion était tourmenté. Aussi, avec tout le sérieux qu’exige ma charge, entrepris-je de vérifier l’état de son âme en reniflant ses pieds dans le lit. Hélas, avant que mon enquête ne portât ses fruits, je fus repoussé par son lapin à moustache, gardien hirsute et hostile de la couche sacrée. Je compris alors que le mal ne venait point d’eux.
Non.C’était plus loin. Plus sombre. Plus grave.
Une odeur flottait dans l’air. Une odeur de conflit. De larmes retenues. De mots de trop. De guerre froide entre cœurs meurtris.
Je le sentais jusque dans mon groin !
Tant que Théolin demeurait en sûreté au grand château d’Ulysse, je pouvais, pour quelques instants, me soustraire à ma mission première. Le devoir m’appelait au-dehors. Et quand le devoir appelle un cochon en pyjama, celui-ci ne peut que répondre : “Grouik !”
Alors je débutai ma quête épique, je traversais le quartier de Brumée. Je suivis la piste jusqu’au Donjon de l’Escale...

Devant moi se dressait le Donjon de l’Escale, haut, fier, bardé de pierre claire et de portes mystérieuses. Ses marches s’élevaient comme une épreuve imposée par les dieux aux héros les plus dodus.
Je levai le groin vers cette forteresse. J’étais petit. Elle était grande. Mais mon pyjama était propre, et mon courage intact.
À cette heure, la rosée du matin avait offert à l’herbe un parfum frais et délicat. Une senteur verte, tendre, presque chantante, qui eût pu détourner un cœur moins noble que le mien.
Mais je ne suis point de ces porcs que l’on égare avec un brin de pelouse humide !
Je restai ferme. Je restai digne. Je restai concentré, malgré la tentation terrible de me rouler dedans. Ronch !
L’odeur de la guerre était là, tapie entre les pierres... suspendue aux feuillages... mêlée au parfum des fleurs comme un mauvais présage. Je suivis mon instinct et pénétrai dans le jardin.

Depuis l’ombre de la porte, je l’aperçus. La Reine du Donjon. Assise au loin, sur sa terrasse baignée de lumière, comme si nulle tragédie n’avait jamais effleuré son royaume. Elle semblait paisible. Trop paisible...
Était-ce un sortilège ? Une illusion jetée sur les lieux pour tromper mon noble flair ? Avait-on couvert le drame d’une nappe propre et d’une posture détendue ? Non. Je ne pouvais me laisser abuser par de tels artifices.
Je demeurai immobile, ventre bas, regard vif, tel un espion des anciennes guerres.
Un espion court sur pattes, certes.
Mais un espion tout de même.
Car au fond de mon cœur gras, quelque chose battait avec force. Quelqu’un d’important pour moi était en péril.
Peut-être de mort. Peut-être pire encore : de contrariété.
Il fallait agir vite !
Profitant d’une porte coulissante laissée ouverte par quelque providence divine - ou par quelqu’un qui avait simplement oublié de la refermer - je m’introduisis dans le donjon...
La Reine de ce royaume ne me vit point. Je fus discret. Invisible.
Silencieux comme l’étrange félin de Moka.
Ou presque.

Une fois à l’intérieur, je sentis pourtant mes forces m’abandonner.
La traversée du vaste quartier de Brumée, les filatures, les détours, les reniflages stratégiques : tout cela avait exigé de moi un courage immense et une dépense d’énergie que seuls les plus grands héros peuvent comprendre. Et c’est alors que je découvris l’autel.
Une table basse. Des coussins. Des livres.
Et, au centre du monde, empilés comme des trésors offerts à un roi déchu : les gâteaux épicés.
Je voulus résister. Je résistai vaillamment pendant presque deux secondes.
Puis je compris qu’un héros affamé ne sauve personne.
Après quelques gâteaux épicés - offerts, je suppose, par les dieux eux-mêmes à mon museau fatigué - je repris ma route avec la gravité d’un porc revenu d’entre les miettes.
L’odeur était plus forte ici. Beaucoup plus forte.
Elle venait de la salle du trône de la Reine. C’était par là...
Là que l’affrontement avait eu lieu. Là que les paroles avaient dû tomber comme des lances. Là que les cœurs s’étaient dressés l’un contre l’autre.
Je le savais. Je le sentais. Je l’avais lu dans l’air, dans les murs, et dans ce petit courant d’odeur dramatique qui me chatouillait la narine gauche. Je voulus monter à la tour.
Mais le poisson étrange qui gardait l’entrée refusa de me laisser passer. Enfin… il ne dit rien, mais son silence était lourd de menace.
Je posai une patte sur la première marche. Puis une autre. Puis je compris que l’architecture avait été pensée par des êtres cruels, probablement sans considération aucune pour les cochons.
De toute façon, les marches étaient nombreuses. Mais je ne suis point lâche.
Je suis stratège. Alors je m’arrêtai là.
Non par peur. Je monterais la garde depuis les ténèbres, tel un veilleur ancien, rond et silencieux, le groin tourné vers le destin.
J’attendis. Encore. Longtemps.
Je savais que l’amie en danger n’était plus loin. Son odeur emplissait les lieux, douce et familière, comme un souvenir de câlins et de victuailles partagées.
C’était elle.
L’humaine en forme de popoto. Celle qui m’avait nourri. Celle qui m’avait caressé la couenne avec tant de tendresse.
Celle dont la présence avait jadis illuminé mon existence. Mais où était-elle ? Où donc l’avait emportée le tumulte des cœurs ?
Qu’elle tienne bon.
Car moi, Caporal Grouik, garde-flair du juste jambon du destin, je veillais. Messire Théolin serait fier de moi, quand je reviendrais victorieux au chateau. Alors peut-être, son sorcier moustachu pourrait m'apprécier un peu plus lui aussi.
Et nulle dispute, nulle ombre, nul poisson d’escalier, nulle marche perfide ne saurait m’empêcher de la retrouver !

Vanish Kawaii
Il y a 1 semaine et 20 heures
![]() | On la croise aussi bien derrière les vitrines impeccables de sa boutique que dans les lieux les plus en vue de Solution Neuf, là où son nom circule avec une aisance presque naturelle.Entre deux essayages, une nouvelle création ou une campagne à préparer, elle partage son temps entre le calme feutré de son atelier et l’agitation de la cité. | ![]() |



Spoiler : cliquez pour afficherLes pj souhaitant effectuer du RP de façon ponctuelle à Solution Neuf pour diverses raisons pourront donc croiser la couturière et styliste dans les rues de la cité selon votre convenance.


Vanish Kawaii
Il y a 4 jours et 23 heures
Ce matin là, sur l'avenue principale de Vraie Vision.
Les amateurs de Shaaloani auront peut-être vu passer un avis de recherche qui ne semble pas disparaitre du tableau. Peut-être que cela vient de la prime peu élevée. Ou bien du manque d'informations sur celui-ci.

Prima
Il y a 1 jour et 18 heures
Voilà quelques temps maintenant que Prima pousse avec ardeur son entrainement, désireuse de rattraper tout ce à quoi elle n'a jamais eu accès auparavant. Ses études d'occultisme ne font pas exception à cette règle. Le lit régulièrement vide de la raenne n'a rien de surprenant, compte tenu de ses nuits passées dans la Noscea à exercer sans relâche l'incantation des rarissimes sorts qu'elle est parvenue à lancer jusqu'à présent. Toutefois, il est aisé de noter sa fatigue voire en de rares cas, son épuisement comblé par une lecture assidue et continue d'ouvrages empruntés.
Un tatouage pour Quila

De nombreux préparatifs ainsi qu'un travail d'équipe efficace ont porté leurs fruits. Quila a maintenant un tatouage sur le bras droit dissimulant un tracé arcanique bien précis pour ses futures prouesses martiales... et magiques. Prima n'est pas la seule à vouloir apprendre de nouvelles choses, visiblement !




