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Courrier d'étude

Aumaric Sereval Il y a 1 jour et 2 heures
[Dans la journée, un pli signé du maître verrier Sereval est remis à l’Escale. Il contient un court courrier accompagné de plusieurs feuillets soigneusement assemblés, portant ses premières conclusions sur le verre phaennien.]

Capitaine Kohi, Amatrice Kurusu, 

Comme convenu, vous trouverez ci-joint un premier compte rendu des essais menés sur le verre phaennien.

Les premiers résultats permettent déjà d’en préciser quelques propriétés et d’écarter certaines hypothèses. La découpe paraît praticable, sa conversion de la lumière peut être exploitée sous certaines conditions, et les premiers essais à chaud sont suffisamment encourageants pour mériter d’être poursuivis.

Ces conclusions restent toutefois préliminaires. Je poursuivrai notamment les recherches sur les conditions de ramollissement et de refonte, ainsi que sur les moyens les plus efficaces de récupérer l’éther produit.

Je reste disponible si vous souhaitez orienter les prochains essais vers un usage particulier prévu pour votre projet.

Cordialement,
Aumaric Sereval


Premier compte rendu d’étude — Verre phaennien

Les premiers essais sur les échantillons de verre phaennien permettent de dégager plusieurs propriétés utiles à son étude et à son usage.

Travail à froid et résistance

La résistance de surface du verre phaennien est notable, sans être exceptionnelle.

Il résiste aux rayures des verres ordinaires et de plusieurs abrasifs d’atelier, mais peut être entamé par des matériaux plus durs ou des verres de densité supérieure.

Il n’est donc pas inaltérable. Sa découpe à froid est possible avec des outils adaptés, mais plus lente et exigeante qu’avec un verre classique.

Sa résistance aux chocs reste comparable à celle d’un verre courant : les surfaces intactes tiennent bien aux impacts légers, tandis que les arêtes et défauts constituent des points de rupture.


Conversion de la lumière

Les observations éthériques confirment que le verre phaennien convertit une partie de la lumière en éther.

Il ne conduit ni ne stocke cet éther : la conversion se fait à la surface exposée, et l’énergie produite doit être récupérée immédiatement par un dispositif placé en face opposée. Sans réceptacle, elle se dissipe.

Le principe d’usage consiste donc à exposer une face à la lumière et à capter l’éther sur l’autre via un cristal ou un dispositif adapté.

Le rendement, les conditions optimales et les éventuelles variations selon la lumière restent à préciser dans le détail si nécessaire. Aucune affinité élémentaire particulière n’a été observée.


Travail à chaud

Les essais thermiques montrent que le matériau peut être ramolli et potentiellement refondu.


Il reste toutefois très rigide à des températures supérieures à celles des verres courants et sensible aux contraintes pendant la chauffe.

Plusieurs points restent à préciser :

- température réelle de ramollissement,

- durée de maintien,

- comportement à la dilatation,

- conditions de refroidissement sans fracture,

- stabilité des propriétés après refonte.

Aucune fusion complète n’a encore été tentée.


Conclusion provisoire

Le verre phaennien se comporte comme un verre très résistant à l’abrasion plutôt que comme un matériau exceptionnellement solide.

Son principal intérêt réside dans sa conversion de la lumière en éther, à condition que celui-ci soit immédiatement récupéré.

Son travail à chaud semble possible, mais reste encore trop incertain pour permettre autre chose que des essais limités.



Spoiler : cliquez pour afficherPetite note HRP sur le verre phaennien pour les études d’Aumaric.
Pour la conversion de la lumière en énergie, je pars sur un principe proche d’un panneau solaire. Le verre convertit, mais ne conduit ni ne stocke l’éther. Sans dispositif externe de récupération et de stockage (type batterie), cela reste peu exploitable.

De façon générale, je garde le RP d’Aumaric assez terre à terre. La magie et l’éther existent, mais avec des contraintes matérielles et un fonctionnement cohérent, sans devenir la solution automatique.

Cela reste toutefois un projet de l’Escale. Si certains éléments plus fantastiques sont nécessaires pour le verre phaennien, je peux m’y adapter, tant que la cohérence globale est respectée.

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