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Ouran et les sept voies de l'eau

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Lerith Il y a 2 ans et 9 mois

Selon la vision transmise à travers la mémoire de la Dame de Givre* la cité insulaire d'Ouran et son peuple auraient prospéré au beau milieu de l'Océan Indigo à l'ère de la magie, soit plus de 1600ans avant nous. Peu de détails nous sont parvenu au sujet de son histoire ou de ses habitants, nous espérons en apprendre plus en retrouvant les ruines de la cité engloutie dont la localisation nous est encore inconnue à ce jour. Les recherches se poursuivent, en attendant les informations contenues dans cette introduction sont à prendre avec beaucoup de recul quant à leur véracité.

Une ville en pleine mer

La cité a prospéré en autarcie, isolée au beau milieu de nullepart, raison pour laquelle aucun des rares écrits faisant mention d'Ouran ne donne sa localisation exacte. L'existence de ces écrit (et il y en a certainement eu d'autres aujourd'hui disparus) ainsi que le grand port laissent à penser que que cette isolation n'était pas totale. Le commerce devait les relier à d'autres peuples du littoral à l'Est ou à l'Ouest. Possiblement avec Nym bien qu'aucune preuve n'ai pu être apportée.
La cité couvrait toute la superficie de l'île, ce qui tend à confirmer qu'Ouran devait importer certaines denrées et matériaux. Néanmoins la présence de nombreuses terrasses et jardins suspendus démontre d'une certaine organisation agricole. On imagine une alimentation à base de fruits, de légumes adaptés à un climat littoral, et de produits de la mer. Le bois, le tissus et l'argile venaient forcément d'ailleurs.

Politique et religion

Il semble qu'Ouran fonctionnait sous un régime monarchique ou théocratique. Selon la vision des dernières heures de la cité, le souverain comme l'ensemble de sa famille affichaient un symbole et une autorité religieuse très prononcés : les yeux d'un bleu surnaturel, une sorte de cristal bleu en pendentif, et une dévotion envers le Roi d'Azur.**
La religion ouranienne s'apparente à un mélange entre le culte des primordiaux et celui des Douze. Le grand temple au centre de la cité n'est pas sans rappeler le Sanctuaire des Douze à Sombrelinceuil ou le Palais du Vagabond qui émerge du Lac d'Airain, toutefois leur divinité sous la forme d'un orbe à l'aura ethérée particulièrement dense peut faire penser qu'il pouvait exercer une forme de subjugation. Les études récentes sur le lien entre la subjugation et le dérèglement ethéré tendent à confirmer cette hypothèse mais si l'île n'était pas totalement isolée, comment se fait-il que les marchands étrangers n'ont pas été affectés ? Certains détails nous échappent encore mais les réponses finiront pas venir.

La Chute de la Cité

Nous savons, et ce avec une quasi-certitude, que la disparition d'Ouran est due aux retombées du Fléau qui a engloutit la cité de Nym. Il n'est guère surprenant que d'autres villes, communautés et populations autour d'Eorzea et même assez loin aient pu souffrir des retombées d'une telle catastrophe. Une vague géante et un changement brutal de marée ont englouti l'île dans sa totalité en moins de deux heures. Personne n'a survécu de ceux qui se trouvaient sur l'île.
Nous considérons la possibilité que les Ulekele*** soient des descendants de survivants (pêcheurs, marchands, etc) miraculés ou absents de l'île à cette date.

L'orbe a disparu avec son temple et son peuple mais selon le récit de la Dame de Givre il aurait eu le temps de se fondre dans les corps des huit membres de la famille dirigeante qui ont alors muté en sept gardiens à l'origine des sept tribus de l'eau éparpillées à travers le monde.




* La Dame de Givre : gardienne de la tribu Jokün, voir le chapitre dédié.
** Le Roi d'Azur : Nom connu de la possible divinité tutélaire d'Ouran. Nous ne savons absolument rien de plus à ce sujet.
*** Ulekele : Aussi appelés Fils de la Brume, le nom "Ulekele" signifie "Fidèles du Roi d'Azur".
Lerith Il y a 2 ans et 9 mois

I. La Terre des Torrents

La première tribu connue est celle dont deux membres de l'Escale sont originaires : Meleth et Noah. Nos informations sur cette tribu sont les plus complètes. Elle se situe au cœur de la jungle de Golmorre, dans un secteur particulièrement isolé et hostile de la région où les deux fleuves se rejoignent pour n'en former qu'un seul qui traverse la jungle jusqu'au port de Valnain. Ce territoire presque noyé sous les cascades et les ruisseaux qui serpentent sous les larges racines des arbres se fait appeler "Terre des Torrents" et se divise en deux autour d'un large affluent qui encadre une sorte de sanctuaire souterrain au sud et les ruines d'une ancienne pyramide au nord, gardées comme la plupart des vestiges de cette jungle par des sentinelles viéra.

On sait que les viéras d'Esthar et Westhar, en plus de la maîtrise de l'eau, pratiquaient l'artisanat. Un gisement de cristaux semblables à ceux servant à la téléportation à différents endroits de la jungle a été découvert à proximité du Cœur du Torrent, leur sanctuaire principal.

Esthar & Westhar

Les viéras de ce territoire se répartissent en deux hameaux distincts sur les rives est et ouest. Comme leurs semblables, ces villages sont peuplés quasi exclusivement de femmes. On les nommes Filles du Torrent car elles affichent à la fois une forte affinité avec l'élément eau mais aussi une créature gardienne baptisée Thlaloc à l'origine de leurs capacités. Elles se voient comme ses enfants et le nomment "Père". On distingue les Filles du Torrent par leur peau noir d'encre, leurs cheveux sombres et leurs yeux d'un bleu clair et translucide que l'on retrouve dans la plupart des tribus et la famille souveraine d'Ouran.
Ces traits sont plus affirmés chez certaines, celles qui sont le fruits de l'union entre une Fille du Torrent et l'un des deux Fils du Torrent.

Les Fils du Torrent

Ils comptent au nombre de deux, jamais plus et jamais moins. S'il existe plusieurs gardebois qui peuvent se joindre au village une fois tous les deux à trois ans selon la culture Rava, il n'existe qu'un seul Fils du Torrent par village alors que les naissances dites "mâles" sont déjà rares au sein du peuple viéra (rappelons que le sexe des viéras ne se révèle qu'à l'adolescence). Il ne peut en venir un au monde que si le précédent est décédé. Ce phénomène encore inexpliqué serait le fruit de la volonté de Thlaloc (et possiblement en rapport avec ce lien de paternité inclus dans les rites religieux des Filles du Torrent). Ces deux hommes ont les traits physiques les plus prononcés ainsi que la maîtrise du Torrent la plus avancée. La croyance locale prétend qu'ils portent chacun une moitié de l'essence de leur gardien afin qu'à travers eux, leurs enfants soient réellement ceux de leur gardien.
NB : La mort de Noah sans descendance possible a brisé le cycle. Nous ignorons à l'heure actuelle quelles seront les conséquences.

Le Torrent Noir

Le Gardien de la Terre des Torrents est une force de la nature indomptable, violent, ni hostile ni bienveillant : il est. Il prend la forme d'un gigantesque serpent noir. Sa puissance est celle du torrent sauvage tantôt chantant tantôt ravageur, qui s'écoule sans ralentir ni se détourner peu importe ce qui se dresse devant lui. L'eau est insaisissable, inarrêtable, qu'elle détruise un village entier ou vienne se briser sur la roche. Thlaloc est à cette image mais il semble distiller une forme de violence pure sous la forme d'une eau noire, épaisse et chargée en ether.

Son attachement à la lignée, au concept de descendance directe à travers ses Fils et ses Filles laisse à penser qu'il lui-même né du prince héritier d'Ouran et aura conservé cette lubie de transmettre son sang et son héritage quoi qu'il en coûte.

Le Temple de l'Oracle

Comme la plupart des ruines situées dans la jungle de Golmorre, ces vestiges sont bien antérieurs à la civilisation Rava actuelle qui n'est pas à l'origine de leur construction. Les Filles du Torrent gardent la pyramide et y pratiquent leurs rites d'initiation et funéraires. On ignore si le gardien, dont le sanctuaire se situe plus au sud, avait déjà investi les lieux avant l'arrivée des viéras ou si le site a été transformé par la suite. Selon Meleth la première hypothèse semble la plus probable, son peuple est connu pour garder des ruines et non pour se les approprier mais aucune théorie ne peut être exclue.
Dans ce temple on retrouve toutefois quelques éléments ajoutés tels que les statues en bois des deux figures viéra de la Terre des Torrents (sentinelles et chamanes) ainsi que la troisième, celle du Fils du Torrent, caché derrière une porte dont le mécanisme d'ouverture ne peut être enclenché qu'avec la maîtrise de l'eau. Dans cette alcôve, une eau noire stagnante donne accès à un oracle aussi mystérieux que dangereux. Notre théorie concernant cet oracle est la suivante : Golmorre abrite nombre de ruines et d'entités mystérieuses aux sombres pouvoirs. L'arrivée de Thlaloc qui aura remonté le fleuve depuis la mer après la chute d'Ouran lui aura fait croiser la route de l'un de ces mystères dont la fameuse eau noire serait le fruit de cette rencontre. Le mystère reste entier.

La Tragédie des Filles du Torrent

La Terre des Torrents est aujourd'hui plongée dans le silence et les villages des territoires annexes évitent de s'y aventurer depuis une bonne vingtaine d'années. La destruction de Rabanastre, les incursions garlemaldaises, les rumeurs sur l'ennemi accompagnés d'une période de forte baisse de la fertilité au sein des deux villages -du à l'absence des gardebois occupés à défendre la jungle- a conduit les Filles du Torrent à l'impensable. Sous l'influence d'un étranger que l'on sait aujourd'hui être Valoroix (et on ignore comment ce dernier est parvenu à se faire accepter par la communauté bien que ses talents de manipulateurs soient connu), elles ont invoqué le Dévoreur* croyant à un autre gardien protecteur du Torrent. Valoroix pensait pouvoir s'en emparer, il pensait pouvoir le contrôler. Ils se sont tous fourvoyés.
Le Dévoreur, sitôt apparu, a réduit la tribu à néant, dévorant chaque Fille du Torrent jusqu'à ce qu'il n'en reste plus une. Seules deux d'entre elles, alors âgées de neuf et onze ans, ont échappé au massacre grâce à l'intervention des deux Fils du Torrent rentrés à la hâte. Cette nuit-là, Noah a perdu la vie en protégeant Meleth. Son âme fut sauvée par le Torrent Noir au prix d'un lourd tribu. L'ether contenu dans le sanctuaire lui aura permit de reprendre une forme physique bien des années plus tard, un sursis dont il était parfaitement conscient. Luka, son frère cadet, a veillé sur Meleth et Lhei jusqu'à ce que le Dévoreur se réveille à nouveau et qu'elles soient cachées dans des villages différents pendant encore une quinzaine d'années.

A ce jour il n'existe plus que deux Filles du Torrent et un seul Fils du Torrent encore en vie. Lhei, future chamane, et Luka ont quitté Golmorre pendant l'Apocalypse et voyagent à travers le monde pour raviver faire perdurer leur héritage auprès des autres tribus de l'eau, tandis que Meleth la dernière Sentinelle du Torrent a juré d'en finir avec le Dévoreur.



* Le Dévoreur : voir campagne "Les Mystères du Torrent"
Lerith Il y a 2 ans et 9 mois

II. Archipel d'Ori

On sait vraiment très peu de choses sur Ori. L'île où ont été retrouvées les ruines d'un temple dédié à Mélune, déesse des Eaux Claires, n'est plus habitée depuis plusieurs siècles et le temple lui-même est entièrement immergé suite à l’effondrement naturel du promontoire où il était érigé. C'est néanmoins par cette découverte que Meleth, Lhei, Noah et Luka ont découvert l'existence d'un héritage plus ancien et plus lointain que leur seule tribu.
Les habitants d'Ori ont maintenant disparu. Ce que soit du fait du Dévoreur ou une extinction naturelle accompagnée d'un abandon des terres, il n'existe plus aucun descendant de villageois pour en parler. Nos informations sont donc limitées.

Mélune des Eaux Claires

On sait que les habitants d'Ori l'associaient à la lune et à son influence sur les marées. Son culte était d'ailleurs calqué sur le cycle lunaire et associé au cycle menstruel des femmes, seules pratiquantes de sa magie purificatrice plus que curative. A l'instar de la lune qui, pleine, rayonne plus que jamais avant de décliner jusqu'à disparaitre, les soigneuses perdent toutes capacités pendant leurs règles et les voient monter progressivement à leur apogée au jour le plus fertile. Selon une fresque étudiée dans le temple sous-marin, celles dont ce jour tombait pendant la pleine lune étaient en mesure de lancer un sort de résurrection.
On sait que Mélune inspirait aussi la piété chez les hommes, les prêtres étaient les protecteurs des guérisseuses mais son pouvoir avait un prix à chaque utilisation.

Les vertus de l'Eau Claire

Cette technique se rapproche de la magie des élémentalistes, mais l'eau claire ne soigne pas à proprement parler ou alors très peu. Associée à la magie d'un élémentaliste ou d'un soigneur, elle serait sans doute plus efficace mais son utilité principale est de purifier. Elle peut dissoudre des poisons, des toxines, et dans le meilleur des cas guérir une altération ou une affliction.



Note annexe : Nous pensons qu'à l'instar du peuple Ulekele, les habitants d'Ori descendraient directement de survivants qui se sont établis dans les Ciedalaes. Si l'île a été abandonnée, la possibilité non négligeable que la population se soit déplacée au lieu de disparaître (avec ou sans intervention du Dévoreur) demeure envisageable. Lhei et Luka sont à leur recherche. Un jour, ils trouveront peut-être la vérité.
Lerith Il y a 2 ans et 9 mois

III. Jokün

Le peuple des glaces s'est établi en Mer du Nord. un village s'est formé sur la côte est d'un énorme glacier où les roegadyns ont découvert le sanctuaire de la Dame de Givre, gardienne de la mémoire. Le voyage à Jokün a été le résultat de longues recherches de la part de Lhei et Meleth dans les tréfonds du Noumène. Depuis déjà quelques temps la technique du Miroir de Glace était connue mais difficilement maitrisée en plus d'être très dangereuse. Au cours de cette aventure, les secrets de son utilisation ainsi que la toute première mention de la cité d'Ouran ont été rapportées.

Le Village des Glaciers

La première visite de Jokün par nos quatre voyageurs se fit au terme d'un voyage en mer de trois jours vers le nord après Sharlayan, suivi d'une longue marche de deux jours et une nuit sur une banquise où le moindre bateau risque de se retrouver piégé. Ils n'ont trouvé qu'un village désert, tous les habitants semblaient avoir fui dans une précipitation mesurée comme s'ils avaient tout de même pris le temps d'emporter avec eux le nécessaire indispensable à leur survie. Ils sont revenus quelques semaines plus tard et c'est là que Meleth nous a rapporté une population constituée à 90% de roegadyns et le reste des descendants de marins échoués recueillis par la tribu.
Ils vivent surtout de la pêche, de la chasse, et de la cueillette dans la toundra située à plus d'une semaine de marche dans les terres. Ils font sécher les fruits et conservent le reste dans la glace et le sel. 

La Divination

Comme les viéras d'Esthar et Westhar, les Jokün natifs ont les yeux bleu luisant. Ils maitrisent la glace mais ont reçu de leur gardienne le don de divination. Ils sentent venir le danger, c'est pourquoi chaque fois que le Dévoreur est apparu ils ont pris le temps de quitter leur village pour disparaitre dans les terres pendant une année entière. C'est pour eux un système bien huilé devenu une tradition qu'entretiennent tous les membres de la tribu depuis ses origines. Ils ont d'ailleurs une excellente mémoire collective et transmettent avec passion chaque étape de leur histoire depuis l'arrivée des premiers pêcheurs aux abords du glacier jusqu'à aujourd'hui.
Leur don de divination est inné et ne peut se transmettre par l'apprentissage. En revanche, ils enseignent volontiers leur maîtrise de la glace y compris aux étrangers qu'ils ont assimilé à leur tribu. Meleth affiche avoir vu un hyurgoth former et déformer des blocs de glace mieux qu'elle-même ne le ferait jamais.

La Dame de Givre

Elle est entièrement constituée d'ether mémoriel cristallisé. De tous les gardiens elle est la seule qui se souvienne encore de sa vie humaine et de la cité d'Ouran dont elle était l'épouse du souverrain. Elle cristallise et conserve la mémoire de son peuple comme la sienne dans son sanctuaire. Les souvenirs sont pour elle sa seule raison, non pas de vivre mais d'exister.
Elle sait pour le dévoreur et a doté ses protégés du don de voyance afin de les protéger de ses assauts, mais elle-même à l'instar de la glace et des souvenirs qu'elle a fixé, demeure immobile et ne peut fuir avec eux. Elle a déjà subit de nombreuses attaques du Dévoreur et tient bon... pour l'instant. Elle est l'incarnation de ce qui attend quiconque pousse trop loin la maîtrise de la glace : une inertie de plus en plus difficile à empêcher, qui se propage dès que l'on commence à l'utiliser.

Le Miroir de Glace

La technique du Miroir de Glace, compétence spéciale des maîtres, permet de geler une eau stagnante afin d'y lire le passé d'un lieu. L'eau doit être stagnante et se trouver à l'endroit où la scène s'est produite. Le résultat est aléatoire et dépend du niveau de maîtrise, il peut montrer bien des choses. Le seul aspect constant est le danger de son utilisation : le sujet en harmonie avec l'eau gelée devient à son tour le gel. Il se couvre lentement de givre et pourrait finir par ne plus pouvoir s'en défaire. Certains ont déjà perdu un membre par le passé, pour avoir trop poussé. On raconte qu'un maître obstiné se serait changé en statue de glace qui se serait brisée avec les années sous le poids des vagues en bord de mer.

La glace noire

On a peu d'informations. Les Jokün eux-même n'ont jamais vu cela avant que Meleth ne commence à les faire apparaître. Ce serait possiblement lié à l'eau noire et aux émotions fortes que les pratiquants de la Kriegstanz distillent dans leurs enchaînements.
Lerith Il y a 3 semaines et 22 heures

IV. Ulekele

Il aura fallu une dizaine de lunes à partir de cette vision des dernières heures d'Ouran pour trouver une nouvelle piste à l'ouest de l'Océan Indigo. La tradition orale turalienne transmet le long des côtes de Yak T'el des histoires sur le peuple Ulekele noyé dans la brume d'un vallon dont personne ne revient. Rien qui ne relie directement ces gens à la cité d'Ouran si ce n'est leur nom, Ulekele étant la traduction littérale de "fidèles du Roi d'Azur". Cela a suffit à ce que l'Escale s'y intéresse et prenne le risque de s'aventurer dans la brume de la mangrove silencieuse. C'est là que le peuple Ulekele se cache depuis deux cent ans.

Le village caché de Tula

Afin de fuir la menace du Dévoreur, le peuple Ulekele a été contraint d'abandonner son village originel sur la mangrove pour s'enfoncer dans les terres, dissimulé par une brume persistante qui les cache de la menace. Tula, leur nouveau foyer, a été bâti au milieu d'un lac et recouvre un arbre gigantesque, encore vivant mais creux. Le silence persistant tout autant joint à certains éléments "décoratifs" tels que les crânes et ossements montés en totems qui dépassent de l'eau ont de quoi inquiéter. Ce n'est qu'une fois à l'intérieur du périmètre "habité" que l'on commence à entendre correctement les sons et que les Ulekele expliquent le sens de ces ossements qui n'ont rien de menaçant dans leur culture. Il s'agit d'un hommage aux défunts et aux Fils de la Brume.

Les Fils de la Brume

Les guerriers Ulekele sont intimidants. Masqués, ils ne prononcent pas un mot mais ne produisent non plus pas un son, ni en marchant ou en combattant, pas même en mangeant, rien. Ils sont passés maîtres dans l'art de la discrétion et savent comment étouffer le moindre bruit. Ils sont les seuls à pouvoir sortir du village sans risque et à se mouvoir dans la brume. Ce sont eux qui arpentent la jungle et trouvent parfois des voyageurs perdus et, selon la volonté de leur gardiens, décident de les sauver ou non en les amenant à Tula. Ils utilisent la brume pour se dissimuler, couvrir leurs déplacements ou bien rendre une zone totalement opaque. ils savent tendre des pièges, et communiquent -les rares fois où on les entend- par des sifflement et des claquements très particuliers.
Cette discipline et ces règles de silence absolu ne sont pas liés à leur maîtrise mais à un code de conduite. C'est ainsi qu'ils honorent leur chef, leur fonction et surtout le sacrifice auquel ils participent pour le bien de leur communauté. La garde rapprochée, celle qui ne quitte jamais le sanctuaire, porte un collier en forme de serpent.

Le Sacrifice de Quetzalcóatl

Il est effrayant lui aussi quand on le voit pour la première fois, mais il est en réalité le plus généreux et le plus humains de tous les gardiens que nous avons rencontrés jusqu'à maintenant. Il aime tant ses "fils" qu'il a choisi de vivre parmi eux non pas comme une divinité mais comme un chef immortel pour veiller sur eux. C'est lui qui est à l'origine de la brume, il lui a donné vie au prix de son véritable corps afin de protéger Tula et l'alimente avec son propre ether l'affaiblissant aux portes de la mort continuellement. Il souffre en permanence mais il souffre plus encore des conséquences chaque fois que la brume prend une vie. Car oui, elle est vivante et elle se nourrit.
Lorsque l'ether de Quetzalcóatl ne lui suffit plus -et c'est souvent le cas- elle ronge celui des humains malchanceux qui se perdent et dépérissent avant de pouvoir en sortir. Et quand Quetzalcóatl est trop faible, et qu'aucun étranger ne s'est égaré depuis trop longtemps, les Ulekele ont recours au sacrifice humain. 
Il déteste cela et désire plus que tout recevoir son châtiment lorsque le Dévoreur ne sera plus et qu'il pourra enfin lever la brume qui assassine autant qu'elle les préserve. Il pourra alors mourir pour de bon. C'est son ultime souhait.
Lerith Il y a 2 semaines et 6 jours

V. Amenoko

La cinquième tribu se trouve à l'extrême orient, en Mer de Rubis. L'île d'Amenoko ou "enfant de la pluie" se situe dans un secteur volcanique à plus de deux heures de bateau de l'avant-poste des Batteries de Rubis. Ce sont les kojins qui entretiennent leur histoire à travers un ancien bâton de pluie conservé parmi leurs trésors. Si ce bâton n'avait pas porté en médaillon le symbole de la cité d'Ouran (et de toutes ses tribus descendantes) il aurait été facile de passer à côté sans jamais se rendre compte du lien.

Les Enfants de la Pluie

Peuple migrateur qui s'est sédentarisé, ils ont vécu sur une petite île volcanique pendant une longue période, aucun chiffre précis ne peut être donné à ce sujet. Peuple pacifique, féru d'art et de poésie, ils ont entretenu leur mémoire collective sous forme de haikus et d'objets artisanaux dont le sens a pu se perdre avec le temps au profit de traditions contemporaines. Passés maîtres dans l'art de l'illusion ils ont pu se maintenir en sécurité à l'aide des orages et tempêtes fréquentes dans la région. Cela ne les a malheureusement pas protégé du Dévoreur dont ils ont découvert la menace bien trop tard. Rechignant, comme n'importe quel homme, à abandonner leur terre jusqu'au dernier moment ils ont été rattrapés avant de pouvoir s'enfuir.
Une épave a été retrouvée non loin de l'île, contenant un grand nombre d'ossements et bien d'autres ont été découverts le long des plages entourant les ruines du village massacré. Selon notre unique source (le seul survivant de l'attaque) ces faits se sont produits peu de temps après l'invocation du Dévoreur dans la jungle de Golmorre, entre quatre et huit semaines. Il est fort probable que les Enfants de la Pluie soient les victimes les plus récentes.

Shuangbaotai

De tous les gardiens existant, celui-ci est né de deux âmes et s'exprime comme deux individus complémentaires et très liés qui cohabitent comme une seule entité. Probablement les enfants jumeaux, joueurs et innocents qui sont morts à Ouran. Ils sont à l'image de leur peuple, pacifiques et insouciants, aimant l'art et une vie paisible. Shuangbaotai a pu être extrait de l'île au moyen d'un artefact kojin puis emmené en sécurité par un jeune prêtre nommé Raïu qui a par la suite vécu au Palais des Marées Violettes pendant un certain temps. Le Gardien se trouve toujours là-bas, sous la protection de leur princesse.
Si l'on parvient à l'atteindre, et il est très difficile d'entrer dans le palais y compris clandestinement, il peut offrir sa bénédiction mais il se comporte aujourd'hui plus comme un yokai, bien que triste du sort de son peuple, que réel gardien.

Le Prisme de la Pluie

Chaque goutte d'eau est un prisme qui sépare la lumière. La pluie, c'est comme un million de prismes que l'on peut utiliser pour donner à la lumière un million de formes différentes. Ainsi sont les illusions que les Enfants de la Pluie pouvaient générer à loisir. Sur le papier cela peut paraître simple mais parvenir à contrôler autant de prismes pour les orienter et les transformer selon notre volonté tout en ayant une idée claire de ce qu'on veut obtenir comme résultat est un exercice mental particulièrement rude. Il demande beaucoup d'attention et une concentration à toute épreuve.

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